Une femme à barbe

Une femme à barbe

SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES

Harnaam Kaur est une Anglaise de 23 ans qui se laisse pousser la barbe. Elle soufre du Syndrome de Stein-Leventhal (ou ovaires polykystiques), une maladie touchant les ovaires. Elle a un déséquilibre hormonal qui lui donne une pilosité importante. Elle n’avait que 11 ans quand ses poils ont commencé à pousser. Elle a passé son adolescence à essayer de les cacher en les épilant deux fois par semaine. Victime de moquerie, elle refusait de sortir de chez elle. C’est seulement à 16 ans qu’elle a trouvé le courage d’accepter ses poils sur le visage, après avoir été baptisé sikh. Cette religion dit que le corps doit être laissé dans son état naturel, les poils ne doivent pas être coupés.

C’est une maladie endocrinienne qui touche les femmes et qui se caractérise par une élévation du taux des hormones sexuelles mâles (androgènes) et une absence d’ovulation (anovulation). C’est l’une des affections hormonales les plus fréquentes et elle est en cause dans un grand nombre de cas d’infertilité féminine. Les symptômes associés sont l’hirsutisme et l’acné, qui sont secondaires à l’élévation des androgènes. L’anovulation peut se traduire par des règles irrégulières ou absentes, des saignements excessifs et une infertilité. L’obésité est également fréquemment observée. Habituellement, mais pas toujours, les ovaires sont gros et contiennent de nombreux kystes folliculaires. La maladie débute en général à la puberté, mais, les symptômes étant souvent peu visibles, elle peut n’être diagnostiquée que devant une infertilité féminine. Il est possible que ce syndrome recouvre plusieurs syndromes différents, expliquant le grand nombre de signes potentiellement associés chez les femmes atteintes.

Les femmes à barbe célèbres

Au XIXe siècle ainsi qu’au début du XXe siècle, ceux que l’on appelait communément des ‘monstres’ n’avaient d’autre solution pour survivre que de s’exhiber dans des foires et des cirques.  La femme à barbe était une curiosité que chaque foire se devait de montrer. Ce type d’exhibition existait déjà depuis le XVIe siècle. Plusieurs femmes sont ainsi devenues célèbres. On peut citer Augusta Urstein alias Barbara, vedette du XVIIe siècle, dont le visage était presque en totalité recouvert de longs poils. Elle était présentée sous le terme de ‘chien irlandais’.

Clémentine Delait (1865-1939) est la plus célèbre femme à barbe. Elle ne s’exhibait pas dans des foires, mais était tenancière de café dans les Vosges (France).
Au départ, elle se faisait raser par le coiffeur, ne conservant qu’une petite moustache, et déjà sa pilosité attirait la clientèle. Suite à un pari, elle se laissa pousser la barbe définitivement.  Clémentine Delait est devenue une véritable célébrité nationale. Elle a reçu en 1904 une autorisation ministérielle exceptionnelle qui l’autorisait à porter des vêtements masculins. Elle était surnommée ‘la fée à barbe’.

À la mort de son mari, elle décide d’accepter la proposition de Barnum et de partir en tournée afin que sa fille puisse connaître le monde.Cette femme possédait un charisme évident. Idolâtrée de son vivant, des milliers de cartes postales ont été conçues à son effigie. Des hommes se sont même fait tatouer son visage sur le bras ou la poitrine.    Un musée de la Femme à barbe a été construit dans son village natal de Thyon-Les-Vosges afin de lui rendre hommage.  Revons a cette jeune femme : Harnaam Kaur , selon Une information relayée par le DailyMail . Elle confiait que durant son adolescence, la jeune femme fut l’objet de nombreuses moqueries. «J’ai même reçu des menaces de mort», confie-t-elle au journal britannique. Harnaam Kaur a même tenté de mettre fin à ses jours.   «Je parlais aux gens avec une main sur mon visage et je portais des vêtements de garçon manqué pour couvrir les poils sur ma poitrine et sur mes bras», raconte-t-elle.

Après avoir essayé de cacher sa maladie en s’épilant plusieurs fois par semaine, Harnaam Kaur a décidé, à 16 ans, de s’accepter comme elle est et de stopper son combat contre sa pilosité.   Je ne reviendrai plus jamais en arrière», dit-elle. «Je ne m’épilerai plus jamais le visage parce que c’est comme cela que Dieu m’a faite et j’en suis heureuse», explique la jeune femme qui s’est convertie à la religion sikh, selon laquelle la coupe de cheveux et l’épilation sont interdites.

Une décision qui a suscité la controverse dans sa famille: «Mes parents craignaient que je ne sois pas en mesure de me marier ou de trouver un emploi».Mais peu importe. «Je me sens plus féminine, plus sexy», affirme Harnaam Kaur. «J’ai appris à m’aimer pour ce que je suis et rien ne peut plus m’ébranler».La jeune femme espère servir d’exemple à d’autres femmes qui souffrent de la même maladie dans le monde: «Je veux que les autres femmes trouvent la force que j’ai eue. Si j’avais un message, il serait de vivre comme vous le souhaitez. C’est votre vie!».

Selon une étude ,  le syndrome des ovaires polykystiques touche 5 à 10% des femmes. Le traitement de la maladie vise à diminuer la production excessive d’androgènes aussi il y a le traitement  par des contraceptifs oraux si la femme ne souhaite pas être enceinte. Le traitement de l’infertilité repose sur le citrate de clomiphène qui induit l’ovulation, mais la chirurgie est parfois nécessaire.