Un métier encore tabou

La thanatologie est un domaine très sombre pour beaucoup de gens, effectivement c’ est un métier que l’ on ne comprend guère car nous craignons la mort…c’ est au cours du déces  d’ un proche parent que je me suis interessée  sur ces individus qui côtoient les défunts, pour les rendre plus attrayant et donc j’ ai voulu démystifier ce métier.

Le thanatologue joue aussi un rôle social. La relation d’aide est en effet un élément important dans son travail. Dans notre société, où tout va si vite, on a parfois le réflexe de gommer les émotions, de passer outre la détresse. Lors des épreuves entourant la perte d’un être cher, il est pourtant très important de vivre sa peine jusqu’au bout. Dans bien des cas, le thanatologue est là pour donner de l’information et pour écouter; son rôle est d’aider les proches à vivre leur deuil.

Le travail d’embaumement a pour but de conserver le corps de la personne décédée le plus fidèlement possible. À l’intérieur des rites funéraires, cette opération redonne la dignité au défunt et offre à la famille et aux proches la possibilité de voir le corps de l’être aimé une dernière fois.

Après avoir pris connaissance des causes du décès, le thanatologue sera en mesure de déterminer le travail à effectuer sur le corps. Ce travail d’embaumement sera plus ou moins long, selon les cas.

La première étape de l’embaumement, la thanatopraxie, consiste à arrêter la dégradation du corps en injectant dans les tissus des fluides préservateurs. On aura ensuite recours, au besoin, à des produits pour redonner une apparence de souplesse à la peau ou encore à de la cire pour remodeler le visage. Les corps des personnes mortes des suites d’une longue maladie ou d’un accident violent nécessitent un travail plus long et plus délicat.

On prodigue ensuite à la personne décédée certains soins esthétiques. Un maquillage est d’abord appliqué sur la peau du défunt. Différent du maquillage usuel, il s’agit de crèmes hydratantes colorées sans lesquelles la peau se dessécherait. Finalement, on coiffe la personne décédée et l’on procède à la mise en cercueil. Le défunt est maintenant prêt pour sa dernière rencontre avec les siens.

Le domaine funéraire est un monde d’émotions. Un deuil dure souvent plusieurs mois, voire plusieurs années. La thanatopraxie a pour objectif la conservation optimale du corps, mais le thanatopracteur est aussi responsable du souvenir que gardent ses proches, d’une personne décédée. Son travail consiste en fait à rendre sa dignité à quelqu’un. Être thanatopracteur, c’est une vocation.

Technicien, artiste, travailleur social, conseiller, confesseur; le travail de thanatopracteur, c’est un peu tout ça à la fois. « . Aujourd’hui, il faut savoir orienter les gens vers les assurances, la régie des rentes, les régimes de pension, etc. On est beaucoup plus un conseiller aujourd’hui qu’on l’était dans le temps. »

« C’est un travail qui demande une grande minutie,  Il faut s’attarder à un ensemble de détails, comme de vérifier si le corps est bien positionné, s’il a l’air reposé, si les vêtements sont conformes à la corpulence de la personne, si le maquillage est adapté au style de la personne. C’est un ensemble de détails qui font que la présentation sera réconfortante pour la famille. »

Ça prend aussi beaucoup de générosité, d’écoute et d’empathieL’écoute surtout est fondamentale. On est dans l’intimité des familles, du corps humain, des successions. Le thanatologue est le  témoin des traces de la maladie, des mutilations de la maladie ou des accidents. Parfois témoin des conflits qui se passent dans la famille, on reçoit des demandes particulières. Il faut accueillir ces demandes sans jugement; parfois on peut essayer de leur faire faire un bout de chemin, parfois les pacifier, parfois leur permettre d’amorcer une réconciliation. »

Sur le plan psychologique, le métier est souvent exigeant. « J’ai eu parfois à embaumer des gens que je connaissais disait un certain thanatologue  . C’est très difficile. Le pire, c’est de débuter l’embaumement. Mais il faut démystifier ce que l’on fait : ce n’est pas la personne que l’on embaume, c’est son corps. Sitôt que c’est commencé, on voit plus le travail technique et on va essayer de faire un bon travail. »

Longtemps, on les a appelés les croque-morts! Encore aujourd’hui, la mention de cette profession suscite de la curiosité pour certains, des frissons pour d’autres. Difficile pour nous d’imaginer que des gens choisissent de travailler au contact des personnes décédées mais c’ est un métier nécessaire et il serait avantageux de prendre le temps de mieux comprendre ce travail qui sort de d’ ordinaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *