Un métier encore méconnu

Un métier encore méconnu

le scaphandrier.

Durant plusieurs décennies, le scaphandrier demeure un être étrange, un mystère entoure ses activités. Cet individu se mouvant sur un quai ou un ponton avec son casque démesuré, sa démarche calculée et pesante, bardé de plomb, de cuivre et de tuyaux, semble fort impressionnant. La curiosité est à son comble lorsqu’il quitte le monde des « terriens » pour disparaître dans un bouillonnement, sous la surface des eaux…

La conquête du monde sous-marin par l’homme, associé à l’évolution des techniques de plongée sous-marine, va faire naître, à la fin du XIXe siècle, un enthousiasme pour les scaphandriers considérés comme des héros.Le métier de scaphandrier regroupe diverses activités, soit la plongée sous-marine, le soudage, les fouilles archéologiques, la recherche scientifique, l’inspection de bâtiments et plusieurs autres spécialisations.

Le scaphandrier assure le renflouage d’épaves de bateaux, il récupère des objets perdus, il fait l’inspection des structures immergées et assure l’entretien et la réparation de ponts, de quais, de barrages, etc. En fait, le scaphandrier doit maitriser tout ce qui se fait sur un chantier, mais cette fois, le chantier se trouve sous l’eau

Naturellement, le plongeur professionnel doit connaître parfaitement son métier du point de vue technique, mais il doit avoir de plus une excellente dextérité manuelle et posséder un grand sens des responsabilités pour ne pas mettre en danger ses collègues.

le plongeur professionnel est soumis aux risques associés au caractère même des tâches qu’il doit accomplir, tels que les effets de décompression, les risques d’anoxie, de noyade et, bien sûr tous les autres risques qu’on trouve sur un chantier de construction.

Les conditions de travail d’un scaphandrier sont difficiles. Il peut travailler dans des eaux glacées ou contaminées, il se retrouve souvent dans des espaces exigus, dans des conditions de mauvaise visibilité et dans des zones de pression variable.

Le plongeur, enfermé dans son scaphandre, reçoit de l’air depuis la surface au moyen d’une pompe et d’un tuyau. Le volume d’air à l’intérieur du scaphandre varie de manière permanente car il subit la pression de l’eau, mais aussi l’accumulation de l’air envoyé depuis la surface au moyen de la pompe. Pour éviter l’éclatement du vêtement imperméable, une soupape de surpression est placée sur le casque. L’abondance de l’air à l’intérieur du vêtement oblige le plongeur à être lesté pour rester au fond de l’eau. Ce lest est constitué de poids, un ventral et un dorsal, mais aussi de chaussures à semelles de plomb. Sur le casque qui enveloppe la tête du plongeur se trouvent les hublots pour la vision et la soupape de surpression d’air. Le casque est vissé sur la pèlerine qui a pour fonction de soutenir les lests de plomb ventral et dorsal et de fixer hermétiquement le haut du vêtement imperméable.

Le casque est la pièce maîtresse de l’équipement, en cuivre et en bronze, et se compose de deux parties principales: le casque proprement dit, partie supérieure comprenant des hublots, l’arrivée et l’évacuation de l’air, puis la partie inférieure appelée pèlerine reposant sur les épaules de l’utilisateur. Dans les casques dit « 3 boulons », l’étanchéité avec l’habit se fait entre le casque et la pèlerine.

Un « truc » utilisé par les anciens : on dispose sur les épaules des chaussettes (propres de préférence !) afin d’amortir le poids de la collerette et celui du casque. Un coussin d’épaules est tout de même préférable…

On obture le casque en y vissant la vitre du hublot facial (il paraît que certains aides facétieux s’amusaient à y introduire une petite mouche juste avant sa fermeture, le malheureux devant ainsi endurer ses bourdonnements affolés durant toute son immersion.

C’est l’Institut maritime du Québec qui dispense un programme d’Attestation d’études collégiales (AEC) en Plongée professionnelle. Cet Institut est affilié au CÉGEP de Rimouski. Le programme est d’une durée d’un an. Outre les compétences citées plus haut, l’aspirant doit détenir un certificat de plongée récréative de classe (1,2 ou 3, ou encore A,B ou C), ainsi qu’un certificat médical pour la plongée. Il doit également passer un test rigoureux de condition physique. L’âge minimal pour débuter ces études est de 18 ans.

Vérifier tout de même. auprès de l’ institution pour avoir les informations exacte,