Retour de la campagne de vaccination

Retour de la campagne de vaccination

Comme chaque année, l’automne amène la grippe et son lot de symptômes : fatigue intense, fièvre, courbatures, maux de tête, etc. Les symptômes apparaissent 48 heures après la contamination. Généralement bénigne, la grippe peut entraîner des complications graves, notamment pulmonaires, chez les personnes fragiles.

 Le ministère de la Santé s’apprête à lancer une vaste campagne de vaccination contre la grippe. La campagne de vaccination va s’amorcer le 1er novembre et s’adresse en priorité aux personnes de plus de 60 ans, aux femmes enceintes en bonne santé, qui en sont à leur deuxième ou troisième trimestre de grossesse, aux malades chroniques, aux enfants de 6 à 23 mois, aux parents d’enfants, ainsi qu’aux travailleurs de la santé.

Au Québec, cette année, 2 millions de doses seront offertes. Le ministère de la Santé espère vacciner 80 % de la population. L’an passé, ce niveau est loin d’avoir été atteint. Chez les personnes âgées, il est en général de l’ordre d’à peu près 70 %, a expliqué le Dr Gaston De Serres, épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec. Chez les personnes avec des maladies chroniques, qui ne sont pas dans le groupe des personnes âgées, là, c’est plus bas.»

Seulement un enfant sur cinq de 6 à 23 mois est vacciné contre la grippe, même si on a mis de côté l’aiguille pour un vaccin intranasal. Des professionnels de la santé rappellent  qu’«il y a des gens qui ne croient pas à la vaccination. Il y a des gens qui pensent que c’est un complot pharmaceutique, il y a des gens qui ont peur des effets secondaires. Au Canada, selon ces professionnels , il y a des statistiques, et on aurait autour de 4000 décès par année causés par l’influenza».

L’an dernier, le taux d’efficacité du vaccin a été de 0 %. L’Organisation mondiale de la santé, qui détermine huit mois à l’avance les trois souches contenues dans le vaccin, n’a pas pu prédire que c’est le H3N2 qui allait nous frapper.

Nous ne sommes pas encore en période d’activité grippale. «Les éclosions ou l’apparition des grippes, tout ça, sont de plus en plus tard, a indiqué Manon Pinet. Je ne sais pas si c’est par le réchauffement climatique ou les saisons qui sont comme un peu décalées.»La vaccination n’est pas populaire auprès des travailleurs de la santé. Seulement 45 % y ont recours, alors que l’objectif est de 80 %.

La vaccination doit être renouvelée tous les ans car le virus subit des modifications constantes. Cependant, le nombre de personnes se faisant vacciner est en baisse constante.  Le vaccin version 2015-2016 s’annonce plus efficace que l’an dernier, car il prend en compte la souche du virus H3N2 qui a sévi de façon dominante l’hiver précédent et qui n’était pas présente dans le vaccin 2014.