Les mutilations sexuelles et conséquences

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Je vais aborder un sujet délicat aujourd’ hui mais d’ actualité, Encore de nos jours, dans certains pays et même au Canada mais de manière clandestine, la pratique de mutilation est encore présente. J’ ai récemment visionné un documentaire qui en parlait et mon coeur s’ arrachait de voir ses fillettes presque trainées de force chez l’ exciseur. Des cris et des larmes, Je me demandais pourquoi tout cela. La sexualité est très mal vu dans plusieurs pays et la femme  n’a pas le droit d’ en tirer plaisir et donc, on doit lui enlever l’ organe qui est relié au plaisir : le clitoris et parfois même, on ferme tout et conserve le vagin pour l’ écoulement des menstruations seulement et bien entendu pour la satisfaction de l’ époux. Faisons un tour sur les différentes pratiques et leurs conséquences.

Les mutilations sexuelles féminines se classent en quatre catégories:

La clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris).

Excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (qui entourent le vagin).

Infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal par la création d’une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris.

Autres: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la mutilation sexuelle féminine la plus fréquente est l’excision du clitoris et des petites lèvres, puisqu’elle représente près de 80 % des cas. La forme la plus extrême en est l’infibulation : environ 15 % des cas. L’OMS estime que, dans le monde, 100 à 132 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations sexuelles. Chaque année, 2 millions de filles supplémentaires risquent de connaître le même sort. La plupart d’entre elles vivent dans 28 pays africains, un plus petit nombre au Moyen-Orient et dans des pays d’Asie. Mais on en trouve de plus en plus en Europe, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis d’Amérique.

Les mutilations sexuelles féminines sont le produit de divers facteurs culturels, religieux et sociaux au sein des familles et des communautés.  Elles sont souvent considérées comme faisant partie de la nécessaire éducation d’une jeune fille et de sa préparation à l’âge adulte et au mariage.

souvent motivées par des croyances relatives à ce qui est considéré comme un comportement sexuel approprié, c’est-à-dire que ces pratiques ont à voir avec la virginité prénuptiale et la fidélité conjugale. Selon les croyances de nombreuses communautés, les mutilations sexuelles réduiraient la libido féminine, ce qui aiderait les femmes à résister aux actes sexuels « illicites ». Lorsqu’une ouverture vaginale est obstruée ou rétrécie , la crainte de douleurs en cas de réouverture, et la peur que cette réouverture soit découverte, sont censées décourager les femmes d’avoir des relations sexuelles « illicites ».

Bien qu’aucun texte religieux ne prescrive cette intervention, les praticiens pensent souvent qu’elle a un fondement religieux. Les autorités religieuses adoptent des positions variables à l’égard des mutilations sexuelles féminines : certaines les préconisent, d’autres les considèrent comme étrangères à la religion et d’autres encore contribuent à leur élimination.

Les structures locales du pouvoir et de l’autorité, tels que les dirigeants communautaires, les chefs religieux, les circonciseurs et même certains agents de santé peuvent contribuer à conforter cette pratique.

Dans la plupart des sociétés, les mutilations sexuelles féminines sont considérées comme une tradition culturelle, argument souvent avancé pour les perpétuer. Dans certaines sociétés l’adoption récente de cette pratique s’explique par la volonté de copier les traditions de groupes voisins. On trouve parfois à son origine un mouvement de recrudescence religieuse ou traditionnelle.

Des douleurs intenses : la vulve, les lèvres et le clitoris sont des parties du corps très innervées. Couper des tissus sensibles des organes génitaux cause des douleurs extrêmes, d’autant que les mutilations sexuelles féminines sont rarement pratiquées sous anesthésie. La cicatrisation peut se révéler douloureuse dans des contextes où le suivi des soins reste précaire. Tout au long de leur vie, les femmes peuvent continuer à ressentir des douleurs en raison de l’emprisonnement ou de l’absence de protection des terminaisons nerveuses.

Des saignements voire une hémorragie.Des saignements se produisent de façon immédiate. Dans certains cas, il s’agit même de véritables hémorragies, pouvant alors entrainer la mort.

Des infections : les conditions d’hygiène précaires (par exemple le fait d’utiliser le même instrument pour exciser plusieurs filles) peuvent être à l’origine d’infections. Par la suite, les mutilations sexuelles féminines peuvent entraîner de multiples infections vulvaires, urinaires ou gynécologiques, qui peuvent mener à la stérilité. La diffusion des infections sont susceptibles d’entraîner des septicémies qui, sans traitement adéquat, peuvent être mortelles.

La mort peut être causée au moment de l’acte par des hémorragies ou des infections, y compris le tétanos et le choc.

Il existe en ce moment des mouvements contre cette pratique au travers le monde, De plus en plus cette pratique est dénoncé. Au Canada c’ est illégal mais cela n’ empêche que ce soit pratiqué dans l » ombre auprès de certaines communautés.

Il existe des interventions pouvant restaurer tel que l’ opération pour reconstituer les parties génitales de femmes ayant connu un type de mutilation sexuelle dans lequel les lèvres du sexe ont été cousues (infibulation).

En bref les mutilations sexuelle constituent une atteinte aux droits fondamentaux de la personne, notamment l’intégrité physique et psychologique, la santé. Elles sont une forme de discrimination à l’égard des femmes. Ces violences sont enracinées dans les inégalités historiques entre les femmes et les hommes. Elles ont des conséquences non seulement immédiates mais aussi durables sur la santé des femmes notamment pour l’accouchement, sur le plaisir.

Elles sont l’expression des inégalités femmes hommes et de la domination masculine.Heureusement pour nous, ces pratiques sont rejetés mais nous avons le devoir de dénoncer. La sexualité fait partie de la vie et je respecte les croyances ou les valeurs d’ autrui mais je suis contre la violence et ce peut importe sa forme et pour moi, aucune femmes ne veulent être mutilé.

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