Le tatouage, forme d’ expression

Le tatouage, forme d’ expression

Un peu d’ histoire ;  Dans la civilisation égyptienne, le tatouage s’apparentait à une protection contre la malchance, ou encore la maladie et symbolisaient la fertilité. D’une autre manière, il servait à identifier le rang social, l’appartenance à un groupe, ou même le statut, d’une personne. Enfin, le tatouage en Egypte permettait souvent de créer des liens avec les divinités . Mais comme de nos jours, il était aussi très utilisé de manière décorative. Le tatouage ne fait donc pas office de punition, il a une valeur sociale et en aucun cas discriminative.

Mais le tatouage va subir par la suite de très grandes controverses, et ce tout d’abord, avec les trois grandes religions monothéistes, qui semblent s’opposer dans les grandes lignes au fait de se faire tatouer.

Pour commencer, la religion chrétienne : bien que les coptes usent du tatouage, avec le temps et l’écriture de la bible, avoir un tatouage sera très mal vu, et même interdit au moyen âge, sous la domination de l’Eglise catholique. En effet, on ne doit en aucun cas modifier l’œuvre de dieu, le corps que dieu aurait créé à son image et le tatouage va à l’encore de la Bible de par ce fait.

Sous un autre angle, mais pour arriver à un avis assez similaire, observons le cas de la religion juive. L’Ancien Testament de la Bible, commun aux deux religions, dit donc lui aussi « Vous ne ferez pas d’incisions sur le corps à cause d’un mort et vous ne ferez pas dessiner des tatouages sur le corps. Je suis l’Éternel. ». Les juifs subissent donc une interdiction totale dans l’ancien testament du tatouage, ou de toute trace à l’encre indélébile. La religion juive est fermement opposée au tatouage, bien qu’aucune institution ne les y empêche, comme dans le cas des chrétiens.

Pour ce qui est de la religion Musulmane, l’avis au sujet du tatouage est très négatif. Bien que cette pratique soit très ancienne, l’Islam condamne le tatouage, et ce aussi bien pour ceux qui s’y soumettent que ceux qui le réalisent. Selon le Coran, rien ne doit modifier la création de Dieu sous peine d’être un “allié” de Satan. Néanmoins, certains bravent cet interdit, et ce malgré l’interdiction formelle de ce genre de pratique par le Coran. Et on peut même aller jusqu’à dire que le tatouage reste très répandu chez les fidèles.

Par la suite, le tatouage va prendre un sens bien plus péjoratif dans bon nombres de pays. S’il reste par localité un type de rite de passage à l’âge adulte dans certaines sociétés, ou l’homme apprend à ressentir la douleur, il est aussi utilisé pour former toutes sortes de clans à la réputation assez mauvaise. Par exemple, dans la société japonaise, le tatouage est porté par les prostitués et la mafia locale que sont les clans de Yakusas. Le tatouage yakusa est inséré sous la peau à l’aide d’outils artisanaux, rendant le tatouage long (parfois des années pour le terminer), cher et extrêmement douloureux. Chaque clan Yakusa a son propre motif de tatouage(voir photo ci-contre) symbolisant la fidélité éternelle du tatoué envers ledit clan. Cette pratique est originaire des Bakutos qui avaient pour habitude de se tatouer un cercle autour du bras par crime commis.

Cette connotation était aussi encore bien présente en France, et ce même au XXème. En effet, les personnes qui se faisaient tatouer étaient généralement de prisonniers. Aussi, porter un tatouage était très mal vu, et sous-entendait que la personne qui le portait n’était pas quelqu’un de très fréquentable.

La vision des hommes qui arboraient un tatouage s’endurcit d’autant plus durant la seconde guerre mondiale, lors des massacres de la Shoah. Ceci car les juifs emmenés en camps de concentration étaient tatoué comme du bétail, sur le bras, d’un chiffre qui permettait de les compter (voir photo ci-contre). Ils usaient du tatouage pour les dénigrer, et diminuer au maximum leur humanité. Cette utilisation barbare du tatouage renforça la connotation péjorative qu’il avait déjà acquise avec les années.

Dans un contexte plus léger, le dessin que la personne choisi de faire tatouer sur son bras porte une signification particulière, qui elle, n’a pas vraiment changée au fils du temps. Le tatouage étant un art ancien, chaque représentation unique détient un sens bien défini. Celui qui porte un tatouage l’associe certainement à un évènement marquant, une décision murement réfléchie, mais il n’en reste pas moins que le dessin de ce tatouage porte en lui un sens défini. S’il devient courant de faire inscrire sur certaines parties du corps des prénoms de personnes à qui on est très attaché, tel que ses enfants ou conjoints, et dont la signification est assez simple à comprendre, certains dessins cache un autre sens bien moins connu.