Le dossier controversé des premières nations

Le dossier controversé des premières nations

Récemment le premier ministre du Canada Justin Trudeau , promettait d’ ouvrir une commission d’ enquête sur un dossier assez controversé et c’ est celui des femmes autochtones assassinées ou disparues. Cela a capté mon attention car je n’ en avais jamais entendu parlé et après constatation je me suis vite  aperçue que bien des gens ignorent totalement ce qui en est de ce dossier portant sur l’ abus pour utiliser un mot court

Depuis trois décennies, quelques 500 femmes autochtones ont été portées disparues ou assassinées au Canada. En 2004, un Rapport d’Amnistie Internationale a documenté l’assassinat systématique de femmes autochtones au Canada, particulièrement celles qui sont jeunes et pauvres. Le Rapport conclut que les autorités canadiennes auraient pu et dû en faire plus pour assurer la sécurité de ces femmes et jeunes filles ou pour s’attaquer aux facteurs sociaux et économiques qui ont contribué à les mettre en danger.

Au 31 mars 2010, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) avait recueilli de l’information sur la disparition et la mort de plus de 580 femmes et filles autochtones au Canada.

L’AFAC a obtenu en 2005 un financement pour l’initiative Sœurs par l’esprit – un projet de recherche, de sensibilisation et de politiques appuyé par Condition féminine Canada – pour déterminer les causes premières de la disparition et du meurtre de femmes et de filles autochtones, les circonstances qui entourent ce phénomène et les tendances en cette matière. L’AFAC a recueilli des éléments de preuve pour documenter de manière systématique les problèmes liés à la violence sur lesquels les femmes, les familles et les communautés tentaient d’attirer l’attention depuis la dernière génération.

Il y a un nombre disproportionné de femmes et de filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La majorité des disparitions et des décès de femmes et de filles autochtones ont eu lieu dans les provinces de l’Ouest canadien. Plus de deux tiers des cas se sont produits en Colombie- Britannique, en Alberta, au Manitoba et en Saskatchewan.

Ces femmes étaient jeunes en grande majorité. Plus de la moitié des femmes et des filles avaient moins de trente-et-un an. Dans la prise de mesures conçues pour augmenter la sécurité, il faut tenir compte des besoins des jeunes femmes et des filles autochtones.

Un grand nombre de ces femmes étaient mères. Sur les cas où cette information est connue, quatre-vingt-huit pour cent des femmes et des filles disparues ou assassinées ont laissé derrière elles des enfants et des petits-enfants. Il faut que ces enfants aient accès à des soutiens adaptés sur le plan culturel pour les aider à supporter ce traumatisme.

Près de la moitié des cas de meurtre ne sont pas résolus. À l’échelle nationale, cinquante-trois pour cent des cas de meurtres ont été classés par la mise en accusation d’homicide, tandis qu’aucune accusation n’a été portée dans quarante pour cent des cas. Cependant, les taux de classement varient d’une province à l’autre. Les taux d’affaires classées pour des cas de meurtre de femmes et de filles les plus bas sont ceux de l’Alberta, à quarante-deux pour cent, et les plus élevés au Nunavut, à quatre-vingt-treize pour cent.

 À partir des années 1800 jusqu’en 1996, des enfants autochtones (membres des Premières Nations, mais aussi des Métis et des Inuits) ont été retirés de force de leurs foyers dans le but de les assimiler. Les enfants souffraient souvent de violence physique, mentale, sexuelle et spirituelle et on sait qu’un grand nombre d’entre eux sont morts de maladie ou de malnutrition (Conseil national du bien-être social 2007, 83). Ces écoles ont eu des répercussions profondes sur les systèmes traditionnels familiaux, communautaires et éducatifs des nations autochtones.

 Le fait que les enfants ont été retirés de leur famille a perturbé les relations qu’ils entretenaient avec tout le monde, a tout bouleversé. Pour ces enfants, la perte des liens familiaux qui se créent normalement au fil des jours par des relations d’amour, des soins continuels et une présence attentive et affectueuse, ce qui ne faisait pas partie de leur vie au pensionnat, a été très cruelle selon des témoignages. Par suite du régime des pensionnats et de celui des externats, les enfants on subi la perte de leur langue obligatoire  et la capacité de communiquer avec leurs parents ou grands-parents

ils ont été privés de l’apprentissage culturel et spirituel et des enseignements traditionnels entourant les rôles et responsabilités ainsi que de l’éducation pratique qu’ils auraient reçus autrement de leurs parents et des aînés de leurs communautés. Il ne faut pas s’étonner que le régime des pensionnats ait été qualifié génocide culturel  et qu’il ait eu des répercussions directes sur les générations suivantes d’enfants autochtones. C’est ce qu’on appelle souvent les effets intergénérationnels ou le traumatisme intergénérationnel des pensionnats indiens.

Au cours de mes longues années d’ études au Canada, je ne me souvient guère d’ avoir un jours, dans le cadre des cours d’ histoire, entendu ce que les premières nations ont du subir comme peuple, ce fameux cours d’ histoire élaborait que brièvement leur présence faisant la place aux grands explorateurs , je crois qu’ il serait temps que ce peuple soit honoré dans les livres d’ histoires ainsi que les salles de classe tel qu’ ils le méritent.

Et pour en revenir aux femmes disparues , ce fléau persiste et probablement continuera car malheureusement les premières nations sont mis très souvent de coté et les stéréotypes qui leur sont attribués font en sorte qu’ ils soient moins pris en considération.  Dans un des discours de Justin Trudeau, il disait comme suit:  » Nous lancerons sans délai une enquête publique nationale sur les cas des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada »  Un beau discours d’ espoir  en espérant que cela ne tombe pas encore aux oubliettes.