La cyberinfidélité

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Internet fait partie du quotidien de la plupart d’entre nous. Il permet de s’intégrer facilement à des réseaux sociaux, de communiquer, de faire de nouvelles rencon- très amicales ou amoureuses, mais, à l’opposé, il peut aussi créer des tensions au sein du couple  La cyberinfidélité est une nouvelle réalité de plus en plus répandue et qui peut constituer un facteur de rupture conjugale. Elle se définit par l’utilisation d’Internet pour créer des échanges émotionnels ou sexuels alors que la personne est déjà engagée dans une relation de couple. Il y a donc violation de l’exclusivité émotionnelle ou sexuelle. Le secret fait partie intégrante de l’infidélité et plusieurs stratégies sont déployées pour tenir ces discussions sur Internet secrètes, par exemple en effaçant les historiques de conversation. Toutefois, l’infidélité sur Internet est souvent découverte par le partenaire qui consulte les courriers électroniques de son conjoint, par hasard ou parce qu’il a des soupçons sur la conduite de l’autre . D’ailleurs, ces comportements de surveillance se produisent au sein d’un couple sur trois. De plus, l’infidélité sur Internet est souvent de nature émotionnelle, alors qu’elle permet de combler un vide ressenti dans la relation de couple actuelle. La possibilité de se créer une identité virtuelle sans se faire reconnaître ouvre aussi la porte à diverses formes de comportements sexuels en ligne.

Dans une étude réalisée en ligne en 2012 auprès de 907 adultes, Ferron et Lussier (2012) ont posé la question suivante aux participants : « Avez-vous déjà été impliqué émotionnellement avec un autre partenaire que le vôtre sur Internet (par exemple avoir des comportements de séduction, exprimer son amour, complimenter, ressentir de l’amour alors que vous étiez dans une relation de couple? » Au total, 33,4 % des participants ont rapporté avoir déjà eu des comportements d’infidélité émotionnelle sur Internet. Il n’y avait pas de différence entre les hommes et les femmes quant à ce type d’infidélité.

Les conjoints doivent être sensibilisés à ces phénomènes, échanger et établir des règles claires sur leurs activités sexuelles virtuelles.Même si les comportements sexuels se déroulent seulement en ligne, le partenaire peut perdre confiance en les sentiments amoureux de son conjoint, se considèrer comme une victime d’un événement traumatisant et avoir besoin de l’aide d’un professionnel, Le cybersexe deviendra un facteur majeur de détérioration des relations conjugales et ainsi une des multiples causes de détresse conjugale et de ruptures.

Dans un tout autre ordre d’ idées, est-ce que les sites de rencontres risquent vraiment de provoquer une vague de divorces et d’affecter le désir que nous avons de nous engager? Pour l’instant, selon une des experts, rien ne permet de le certifier. Le taux de divorce est stable depuis plusieurs années aux États-Unis et au Canada. Mieux encore, l’étude américaine qui a rapporté que le tiers des mariages américains résultaient d’une rencontre en ligne a aussi révélé que les couples issus d’Internet étaient aussi (et même plus) stables que ceux qui se sont formés dans la «vraie vie».

Quant à la durée des relations, elle a commencé à décliner bien avant l’apparition de Match.com en 1995, comme le fait remarquer Elizabeth Abbott, auteure d’Histoire universelle de la chasteté et du célibat et d’Une histoire du mariage. Cette historienne rappelle que c’est plutôt à la fin du 19e siècle que notre conception de l’engagement a commencé à changer, lorsqu’il est devenu acceptable de mettre fin à un mariage malheureux.

«Aujourd’hui, que nous rencontrions quelqu’un par un heureux hasard ou grâce à l’ autoroute d’un site de rencontres, nous nous engageons en sachant que l’infidélité ou la séparation sont des éventualités. Et ça n’a rien à voir avec la manière dont nous avons rencontré notre partenaire.» tout déprend de la sincérité et honnêteté au sein du couple.

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